Choisissez la mauvaise huile végétale et peu importe la qualité de votre principe actif — il n'atteint jamais l'endroit où il doit aller, et il vous reste un cuir chevelu gras et un oreiller glissant. L'huile végétale, c'est la moitié de la formule. Nous avons choisi la coco MCT, et la raison est la chimie, pas le marketing.
L'huile de coco ordinaire — la blanche et solide du pot — est un mélange de nombreux acides gras de longueurs différentes. MCT signifie triglycérides à chaîne moyenne : les fractions plus légères, de longueur moyenne, séparées du reste. L'huile de coco entière est lourde, devient solide en dessous d'environ 24 °C et contient de longues molécules cireuses qui restent surtout en surface. La MCT ne conserve que les fractions légères. Le résultat est une huile claire et fluide qui reste liquide à toute température ambiante et n'a rien à voir avec celle du pot.
Sur le cuir chevelu, le poids décide de tout. Une huile lourde forme un film occlusif : elle peut obstruer le pourtour de l'ostium folliculaire, emprisonner précisément les squames et le sébum que vous cherchez à déloger, et refuser de se rincer sans décaper. C'est l'opposé de ce qu'un cuir chevelu désire. Une huile légère s'étale en fine couche, laisse la peau respirer, achemine son actif jusque-là où se trouve le follicule et se rince proprement. La petite taille moléculaire de la MCT est exactement ce qui la fait pénétrer au lieu de stagner.
Comme les fractions lourdes ont disparu, la MCT ne se solidifie pas dans une salle de bain néerlandaise froide. L'huile de coco entière se transforme en une pâte dure en dessous de la température ambiante, si bien qu'un flacon en est inutilisable la moitié de l'année ici — vous devriez la réchauffer entre vos mains avant chaque utilisation. La MCT se verse de la même façon en janvier qu'en juillet. Une petite chose, mais c'est la différence entre un rituel que vous maintenez et un flacon que vous abandonnez sur l'étagère.
La MCT est en outre presque inodore et très stable — elle résiste au rancissement bien mieux que de nombreuses huiles botaniques, ce qui explique en partie sa longue durée de conservation. Cette neutralité est utile : elle laisse le romarin s'exprimer avec honnêteté et donne à l'actif une base propre et bien tenue dans laquelle voyager, au lieu de rivaliser avec une huile lourde qui lui serait propre. L'huile végétale doit servir l'actif, pas le combattre.
Source: Rele AS, Mohile RB. Effect of mineral oil, sunflower oil and coconut oil on prevention of hair damage. Journal of Cosmetic Science, 2003. PubMed.
L'huile végétale de Nourishing. Nourishing utilise la coco MCT légère comme base, transportant le romarin à une concentration étayée par la recherche — assez légère pour pénétrer, assez stable pour durer et liquide par tous les temps. Curieuse de savoir comment le romarin agit ? Lisez le romarin : le héros discret.